Moments de grâce à l’autre bout du monde

Vue depuis notre hôtel

Vue depuis notre hôtel

En sortant du temple, des petites filles sont venues me prendre les mains et nous avons marché ensemble jusqu’au « Buddhi Tree », l’arbre sacré à côté du temple, qui représente l’arbre sous lequel Bouddha a eu son illumination. Nous nous sommes ensuite assises par terre sur des nattes et elles sont venues, une sur mes jambes croisées en tailleur, les autres alentours, se collant et riant tout en parlant leur langue, le cinghalais. Les parents ne sont pas loin, en train de prier eux aussi.

Le jeune moine de 29 ans, Kusala, le «happy monk» comme j’aime à l’appeler car il rayonne de bonheur, d’intelligence et de simplicité, chante des chants de prière. Les mains jointes, nous prions tous ensemble, assis par terre devant le grand arbre majestueux.

Il fait nuit. Mes mains s’écartent pour prendre quelque chose. La petite sur mes genoux les joint ensemble et y appose les siennes en prière sur les miennes avant de se coller la tête dans mon cou. Elle chante avec toutes les autres personnes présentes et nous prions ainsi tous ensemble. Elle doit avoir quatre ou cinq ans. Ses amies autour de nous pas beaucoup plus. Elles connaissent toutes les paroles de tous les chants que Kusala récite en chantant.

Les petites filles au temple

Les petites filles au temple

Le sourire des Cinghalais

On appelle Cinghalais les habitants du Sri Lanka, du temps où le pays s’appelait Ceylan*. C’est aussi le nom de la langue principale qu’on y parle et écrit d’une jolie écriture à dessins arrondis.

Les habitants de ce petit pays sont accueillants et pas envahissants. Un sourire de notre part entraîne automatiquement un beau sourire en retour. C’est même parfois surprenant car la personne qui nous regardait avec un drôle d’air, parfois même très bizarre (soit à première vue, pas accueillant ou méfiant) s’illumine alors d’un beau regard et d’un sourire charmant. Comme quoi, on ne doit pas se fier à la première impression, d’une part, et comme ce sont nous les touristes, d’autre part, c’est à nous de leur faire voir que nous ne sommes pas des méchants en offrant tout simplement un sourire, pour commencer !

Retrouvailles et découvertes

Je suis au Sri Lanka depuis quatre jours. Nous – Stéphanie et moi – avons passé deux jours à Negombo et cela fait deux jours que nous sommes à Bilapitiya plus au sud, à 1h30 de train de Colombo, assises sur nos valises dans l’allée entre les sièges, tous bondés.

Que de découvertes et de retrouvailles puisque j’y suis venue en… 1982! Une fois les pieds sur le sol de ce pays, j’ai eu l’impression de revenir en pays connu, en pays ami. Je suis très heureuse d’être ici.

Bien des choses ont changé, en mieux – notamment l’eau qu’on peut boire sans souci au robinet -, l’autoroute depuis à peine 4 ou 5 ans, les toilettes avec du papier (et non plus une boite de conserve à côté du robinet à côté des toilettes turques)… Le manque de place dans les trains est par contre toujours pareil ainsi que les petits restos de quartiers où on mange un repas végétarien pour environ 1 € / 1,50 $.

Dans le train entre Colombo et Bilapitiya

Dans le train entre Colombo et Bilapitiya

Dix jours bien remplis

Demain arrivent les quatre participantes au séjour que je vais co-animer avec mon amie Stéphanie à l’hôtel Christian Mountain Villa à Bilapitiya. Elles seront là pour dix jours. Le programme est bien rempli! Yoga, thérapie, paddle, visites de lieux, rencontres avec Kusala le moine bouddhiste, visite de plantations de thé, d’un orphelinat d’enfants et un autre d’éléphants, de temples… Nous n’allons pas nous ennuyer!

Cure ayurvédique

Stéphanie et moi sommes aussi en cure ayurvédique de sept jours. Rencontres avec le médecin tous les deux jours. Massages divers durant 2-3 heures chaque jour, pilules de plantes faites à la main, décoctions, eau chaude et autres shooters à avaler deux à trois fois par jour nous requinquent de nos écarts occidentaux, d’allergies, de fatigue et manque d’énergie, etc. J’avais demandé à l’univers de pouvoir m’offrir ce cadeau durant mon voyage de cet hiver et il est arrivé quasi instantanément!

«Médicaments » ayurvédiques

«Médicaments » ayurvédiques

La suite plus tard

Je voudrais bien avoir le temps d’écrire des articles. J’ai tant de choses que j’aimerais partager avec vous mais le temps est court quand on doit découvrir, planifier, organiser un tel séjour. J’aurai plus de temps après, quand je serai alors seule.

Je vous laisse avec ces deux vidéos. Pas eu le temps de faire un beau montage mais il suffit de regarder, tout simplement !

A très bientôt

Do

Ballade en bateau sous les cocotiers à Balapitiya

Ballade en tuk tuk à Negombo

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Pourquoi est-on passé de Ceylan à Sri Lanka?
Deux ethnies vivent au Sri Lanka, avec chacune leur langue et leur religion propres: les tamouls hindous (13,9%) et les cingalais bouddhistes (73,8%). Depuis toujours, le tamoul est difficilement toléré dans l’enseignement et les administrations. A plusieurs reprises, notamment suite à la décision des cingalais, d’abandonner l’anglais comme langue officielle (1957), les tamouls ont tenté de faire prévaloir leur langue et ainsi leur ethnie sur le cingalais mais n’y sont jamais parvenu. Au delà de la simple bataille des langues, la guerre civile qui opposa ces deux ethnies fit plus de 80000 morts. Le nationalisme cingalais est allé jusqu’à changer le nom du pays le 22 mai 1972: le Ceylan est devenu le Sri Lanka, mot cingalais signifiant « pays resplendissant ». Le nom de Ceylan a été conservé comme label de qualité pour le thé. Source

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2 Comments:

  1. C’est comme si on y etait avec les videos. Merci

  2. Merci pour ces belles balades sur terre et mer !
    Bisous d’Alsace

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