La vie de travailleuse autonome en voyage

IMG_1755_redimensionnerVoici deux week-ends que je passe en Norvège. Deux fois (presque) trois jours que je n’ouvre pas l’ordinateur. Un baume sur mon coeur de me permettre de prendre cet espace pour moi, juste pour moi, à découvrir la Norvège et prendre du temps pour être avec mon ami à savourer des moments de paix et de soleil sur des vues émerveillantes de ce beau pays que je découvre avec des yeux d’enfant.

Nous sommes partis vendredi passé à 15h et sommes revenus hier à 20h. Un périple de plus de 1000 km à travers les terres, les montagnes de forêts ou pelées en altitude – comme en Alaska, semble-t-il -, les lacs aux couleurs turquoise, les fjords magnifiques et leurs charmants villages, le soleil qui scintille sur l’eau, la traversée de fjords en ferry. Je vous écris quelques articles avec photos dans les jours qui viennent.

Le retour du lundi matin

Il y a cependant un hic à ces moments de bonheur, le retour à la « réalité » : l’ouverture de ma boite de courriels le lundi matin (car j’ai décidé que je ne l’ouvre plus les samedis et dimanches, je prends au moins ces deux jours de vacances). C’est un peu la boule au ventre que je m’aventure à l’ouvrir, anticipant déjà tout ce qu’elle va m’obliger à faire.

Lundi passé : 180 emails. Ce matin : 230.

Bien sûr, il y a toutes sortes de emails que je supprime au fur et à mesure que je lis l’objet, n’ayant pas d’intérêt, ces temps-ci ou en tout temps, pour bien des annonces que je reçois ou des notifications de Facebook et autres réseaux sociaux. Il doit donc environ rester 10 à 20 % de ces emails que j’ai à gérer.

Si je prends le temps de tous m’en occuper, j’en ai pour plusieurs heures, parfois la journée. C’est mon travail, ma vie quotidienne de travailleuse autonome. Une vie que j’ai choisie depuis près de cinq ans maintenant. Une vie où j’ai la liberté de faire mes horaires et aucun patron sur la tête. C’est moi le patron… et j’ai un patron exigeant… (sourire).

Une vie qui me permet aujourd’hui de voyager – un grand rêve que je réalise – grâce à l’aide précieuse d’amis au Québec qui peuvent me remplacer et/ou m’aider pour diverses choses où j’aurais dû être présente. Gratitude à ces amis merveilleux.

Présence même en vacances

Une vie où je dois cependant être disponible chaque semaine, chaque jour, pour répondre aux demandes à la fois des thérapeutes pour qui j’organise et des personnes qui veulent participer à des stages, aux clients des bulletins du Québec et d’Europe, ainsi qu’à toutes sortes d’autres demandes quotidiennes.

Un de mes grands plaisirs est d’écrire des articles mais je n’en ai même plus le temps et/ou l’énergie quand j’ai passé bien des heures à l’ordinateur à mettre en place, publiciser les activités et régler bien des choses. Ma passion passe après le devoir et j’ai de plus en plus de peine avec ça car, quand on n’est pas dans sa passion, on finit par s’écraser… burn-out. Eh oui, même un travailleur autonome peut en faire un quand on est pris dans le roulement des engagements à rencontrer.

J’ai déjà donné dans ce domaine et je n’ai pas envie d’y retourner du tout aussi je respire profondément et me ramène à mon coeur dès que je sens que j’aurais tendance à m’en aller vers ce genre de sentiment de lassitude et de découragement de ne plus avoir le temps de vivre pour moi. Je prends une pause et vais me ressourcer. Même si j’adore mon travail, il y a des bouts que je rêve de déléguer à une collaboratrice en or mais je n’en ai pas encore les moyens.

Quand travail devient plaisir

Je suis partie en voyage depuis une dizaine de jours. J’ai quitté le Québec pour la Norvège où je serai jusqu’au 11 septembre avant d’entreprendre ma série de stages en Belgique, France et Suisse. J’ai très hâte à ces beaux moments avec des participants, à ces partages de vie, à ces guérisons qui se feront car elles sont prêtes à arriver, à ces espaces de joies, de tristesse, de colère, de renaissance et de douceur, de force et de courage de la part de chaque personne présente. Moi y compris. Je serai le guide et le soutien durant ces journées de voyage en soi et mon coeur vibrera autant que les participants, pour d’autres raisons. J’ai hâte de me retrouver dans cet espace où une de mes passions pourra à nouveau s’exprimer, où le mot travail deviendra plaisir.

IMG_20140901_104745_redimensionnerD’ici là, je cherche comment je pourrais ne pas être sur l’ordinateur pendant au moins une semaine… mais je ne peux pas. Trop de choses en cours. Trop de gens qui comptent sur moi. Trop d’enjeux auxquels je me suis engagée qui ne me permettent pas de m’éclipser et de prendre de vraies vacances. Je visite et me ressource quand même à petites doses en pensant à mon prochain voyage en Inde l’hiver prochain, si tout va comme je le pense. Là, je vais pouvoir lâcher l’ordinateur pendant un ou deux mois sans soucis car les activités que j’organise sont entre mars et novembre.

Ceci dit, je suis très heureuse de ma vie actuelle. Je suis dans un pays magnifique et vous écris avec vue sur l’autre côté du petit fjord où j’habite, où de jolies maisons tendent leur toit à travers les arbres et la (petite) montagne m’invite à aller faire une grande marche de santé !

Apprécier les cadeaux du voyage

Je dors par terre chez mon ami, sur un petit matelas dans son petit studio d’une pièce. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus confortable mais ça fait partie du voyage. « Tu n’en as pas marre de dormir par terre et pas dans un lit ? » m’a demandé Jacob hier. « Non, je ne m’en fais pas avec ça, lui ai-je répondu. En décidant de partir en voyage, j’ai décidé d’apprécier, d’être heureuse et reconnaissante pour tout ce que la vie allait m’offrir et ça en fait partie. »

Mon bureau ? Le sofa et un petit coin de la table du salon. Amplement suffisant quand on travaille sur Internet ! La cuisine disponible en tout temps pour un thé, une pomme ou un biscuit. Envie d’une pause ? J’en profite pour faire un peu de lavage, préparer une tarte ou apprécier tout simplement le paysage. N’est-ce pas merveilleux ?! Ce sont toutes ces petites choses qui font apprécier la vie de travailleuse autonome et voyageuse.

Un cadeau inestimable

J’ai le grand plaisir d’avoir reçu une carte de journaliste (un de mes anciens métiers) par l’Office du Tourisme de Bergen, ce qui me permet de me balader en bus dans toute la ville, visiter les musées et autres attractions, et faire quelques petites croisières en mer. Alors, sans plus tarder, vu que j’ai terminé de parer aux urgences de ce matin, je m’en vais m’émerveiller et vous ramener plein de photos !

A tout à l’heure !

NOTE : il est possible de reproduire tout ou partie de mes articles à la condition d’y ajouter ma signature et le lien vers ce site, soit : Dominique Jeanneret, www.omvoyages.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

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4 Comments:

  1. Merci chère Dominique,
    Je pense à toi, merci d’être.
    Que ton Pèlerinage soit Lumineux,
    Sarah

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