Début de la saga parisienne

Je pourrais écrire une épopée de mon arrivée à Paris tellement il s’est passé de choses en quelques heures ce soir-là ! Pour faire court : je suis arrivée à 19h30 à Charles-de-Gaulle mardi passé. J’ai pris la navette-mini-métro pour aller au Terminal 3 où je devais prendre le RER pour me rendre à la Gare du Nord.

heap of coins close upLe hic : je n’avais pas de monnaie européenne pour prendre mon ticket de RER puis de bus pour aller chez mon amie. La machine à cartes de crédit-débit de la dame du guichet du RER ne fonctionnait pas et les bureaux de change ne sont pas ouverts tard le soir. Je me fais dire d’aller à l’autre terminal chercher de l’argent au bureau de change. Fermé. Je reviens au terminal 3.

Je prends mon billet de RER avec ma carte de crédit au distributeur automatique. Ce n’est pas une avance de fonds mais un achat donc il n’y a pas de frais. Il me reste cependant à trouver 2 € pour mon bus de la gare à chez mon amie…

Je me suis alors fait envoyer d’un bureau à l’autre, – avec une valise de 30 kgs, heureusement à roulettes, et un sac à dos de 12 kgs – de la gare au terminal 2 puis retour, puis autre endroit, tous fermés. Je suis arrivée à 21h devant le dernier guichet où j’ai failli me mettre à genoux tellement j’en avais assez et je voulais changer un peu de sous ! J’étais pathétique mais ça n’a pas fonctionné…

Le monsieur, fort gentil, était tellement désolé mais il venait de fermer son ordinateur et n’avait pas le droit de le rouvrir. Il m’a dit d’aller deux étages au-dessus où il aurait dû y avoir un autre bureau de change… lui aussi fermé.

Peine perdue donc, j’étais de retour au niveau des trains 5 minutes plus tard. J’ai fait un signe un peu désespéré au gentil monsieur qui finissait de faire ses calculs derrière la vitre de son bureau de change et suis partie pour aller faire un retrait avec ma carte de crédit pour avoir un peu de cash. Je ne voulais pas faire d’avances de fonds avec une carte de crédit car les frais au Canada sont exorbitants mais là, il semblait que je n’avais pas le choix. C’était mon dernier recours.

J’arrive devant la machine… au moment où un gardien vient de relancer le programme d’ordinateur qui commence une analyse complète du système ! « C’est l’boutt du boutt’ !!! » comme on dit au Québec. J’attends, patiente, que le programme veuille bien se relancer.

Au lieu de m’énerver, tout le long de cette saga, j’ai respiré profondément mais là, je sentais que la moutarde commençait à me monter au nez… et j’ai choisis alors d’en rire ! A quoi bon m’énerver ?! J’allais perdre de l’énergie plutôt que de m’amuser de cette situation qui n’en finissait pas de finir ! Autant trouver ça drôle.

Je me suis juste demandée qu’est-ce que la vie voulait me montrer ?! Oui, je n’avais pas envie de venir à Paris parce que ce n’est pas un environnement que j’apprécie plus qu’il n’en faut mais de là à tout me saboter…?!

Le gentil monsieur du bureau de change est arrivé sur le fait et m’a demandé où j’allais.

– Gare du Nord.

– Parfait, suivez-moi, m’a-t-il dit. Il y a un bureau de change de notre compagnie qui est ouvert jusqu’à 22h30. Je vais là aussi.

C’est ainsi que je me suis retrouvée dans le RER avec le gentil monsieur. Une demie-heure à voyager ensemble et à échanger sur… le Sri Lanka, le monsieur étant de ce pays, réfugié tamoul catholique à Paris depuis 22 ans. Il y est retourné en juin dernier, après 22 ans, mais n’a pas aimé. La vie pour les Tamouls est encore trop dure. Il n’y a pas d’avenir pour lui et sa petite famille là-bas. Par contre, il m’a assurée que, pour les touristes, c’est le paradis. Ça confirme ce qu’on m’avait déjà dit.

Arrivée à la gare du Nord, le gentil monsieur m’a amenée au bureau de change, en a profité pour papoter un peu avec son collègue avant qu’on se serre la main. Je lui ai laissé ma carte. Il va m’écrire et on restera peut-être en contact.

Le Sri Lanka

J’aurais pu être aidée d’un monsieur de n’importe où mais ce monsieur est du Sri Lanka… Depuis la veille, le Sri Lanka m’est apparu plusieurs fois.

IMG_20140918_093402J’arrive ensuite chez mon amie. Je prends une tasse sans choisir parmi les 3 douzaines (toutes différentes !) qu’elle a dans son placard pour préparer mon thé : la tasse est imprimée d’un bel éléphant… du Sri Lanka !

Le lendemain, un taxi qui passait devant moi arborait une pub pour des voyages au Sri Lanka. En tout, en deux jours, cinq signes clairs. Quand j’en ai trois, je sais que le message est clair et vrai. A cinq, il est vraiment très très clair et je suis sûre que je suis sur le bon chemin, que c’est là que je vais !

C’est très clair que je serai au Sri Lanka en avril prochain. Peut-être même en mars. Je vais co-animer un dix jours de vacances-ressourcement avec Stéphanie, une prof de yoga et SUP paddle. Je pense à organiser une retraite de méditation-ressourcement-voyage aussi… J’ai demandé dernièrement à Devinda, le propriétaire de la Villa de Zoysa où on va faire la retraite, si je peux venir faire une sorte de woofing avant et il n’a pas dit non. Mon rêve de retourner en Inde se précise de plus en plus…

Paris

Les cygnes au Bois de Vincennes

Les cygnes au Bois de Vincennes

L’arrivée dans cette mégapole est un choc après avoir respiré l’air pur de la Norvège pendant un mois dans un climat très calme même en pleine ville, sous un ciel bleu et des vues de nature magnifiques. Oufff…. J’ai de la peine à respirer. L’air est lourd, chaud et humide. Il fait en moyenne 25 degrés le jour. C’est une belle fin d’été ici aussi mais les odeurs de la ville sont assez prenantes parfois.

Hier, j’ai passé une partie de la journée avec Don Marcelino. Nous sommes allés marcher au Bois de Vincennes. Un bol de nature loin des autos pendant deux heures qui a fait du bien !

Aujourd’hui, visite de la salle où je vais animer mon stage ce week-end et rencontre fort agréable avec Danielle, la propriétaire, avant d’aller acheter et installer ma carte SIM dans mon téléphone portable. Je suis à nouveau joignable du Canada ou de France si vous avez besoin de me parler !

La ruelle des restos et magasins indiens

La ruelle des restos et magasins indiens

Je me suis ensuite baladée dans le quartier et je me suis enfilée dans une ruelle couverte remplie de restaurants installés les uns après les autres, entrecoupés d’une épicerie indienne et d’un magasin de saris et autres vêtements d’Inde. Des hommes souriants cherchaient à m’avoir comme cliente pour manger. J’ai fini par m’asseoir dans un des restos pour manger un Thali : une assiette à compartiments avec du riz, du dal, du yohgourt au concombre, un pilon de poulet, du poulet en sauce et un pain naan. Délicieux et pas cher.

Même si j’adore l’architecture de Paris, ses petits cafés, ses échoppes le long des trottoirs, la Seine et ses ponts, et beaucoup d’autres choses, je me rends compte que je ne pourrais plus tenir très longtemps dans un espace aussi occupé et bruyant. J’ai trop besoin d’espace, de nature et de calme.

Le ciel est rarement bleu à Paris. Le smog couvre la ville d’un voile blanchâtre qui laisse passer quelques rayons de soleil et sa chaleur. Après être revenue chez mon amie Bénédicte chez qui je suis hébergée, le tonnerre a commencé à gronder puis une ondée est finalement tombée, amenant un peu d’air plus frais. Je respire mieux…

La nuit s’annonce encore chaude. Pour ne pas être réveillée par le bruit, je dors avec la fenêtre fermée… La Norvège et le Québec me manquent avec leur air pur et leur ciel bleu… mais j’ai hâte au stage de ce week-end qui me parle beaucoup. De beaux moments à venir avec ce groupe de belles dames.

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