Genève, le Salève et le Mont-Blanc

Après un magnifique week-end ensoleillé en Savoie où j’ai pu savourer un peu de nature, je n’avais qu’une envie, en revenant à Genève dimanche soir dernier, c’était de repartir dans la montagne ! Je me rends compte à quel point je ne supporte plus de vivre en ville dans la cohue, le bruit, les uns sur les autres, etc. Je suis devenue sauvage !!! (ce n’est pas nouveau, c’est juste amplifié !)

En fait, quand j’ai quitté la Suisse en 1986, j’avais habité durant cinq ans, le temps de mes études à l’université, dans un petit studio au rez-de-chaussée d’un bloc compact de plusieurs étages. Je n’avais à peu près pas de soleil et peu de lumière dans l’appartement. La lampe était allumée en permanence.

Quand je suis allée au Québec en 1985 en vacances, j’ai réalisé combien il était facile d’avoir des appartements spacieux et lumineux au Québec, sans compter l’espace et la nature. Ce fut une des raisons qui m’a fait choisir ce pays pour aller y vivre.

Balade dans la campagne genevoise

Forêt d'automne

Forêt d’automne

Hier, j’avais trop envie de sortir et de laisser l’ordinateur. J’ai mis mes chaussures de marche et je suis partie à l’aventure. Mon premier arrêt a été à la boule du CERN. Je me suis demandée si j’allais faire la touriste et aller visiter le CERN. Non, j’avais trop envie d’être dans la nature.

J’ai pris un petit chemin de campagne qui m’a amenée jusque dans la forêt. Je m’y suis arrêtée et ai écouté le bruissement des feuilles sèches qui se détachent de leur branche sous l’effet de la brise, créant un petit bruit qui ressemble à des gouttes d’eau qui tombent comme une petite pluie fine.

J’ai ensuite regardé par terre et ai trouvé toutes sortes de champignons… que j’ai seulement pris en photo car je n’y connais rien mais je les ai montrés à mon amie experte en champignons et il y en aurait un de très bon et rare !

Je suis arrivée, au détour d’un chemin, à la frontière française, au croisement d’un champ et de la forêt. J’ai pris le chemin en sens inverse et suis revenue à la cité de Meyrin où je réside dans un de ces grands blocs qui émergent à l’horizon au-dessus des champs et des fermes perdues au milieu de la nature. Heureusement, j’y ai une vue magnifique sur ces champs et les montagnes.

Le parc des Bastions

Le parc des Bastions

Le parc des Bastions

En après-midi, j’avais rendez-vous avec un vieil ami, du temps où je vivais à Genève, retrouvé par Facebook il y a deux semaines. Nous sommes allés prendre un thé au parc des Bastions, le parc derrière l’université où j’ai suivi quelques cours en 1985-86. De belles retrouvailles à s’échanger de beaux souvenirs et à partager notre cheminement de vie.

Il faisait doux et plusieurs personnes jouaient aux échecs en déplaçant les gros pions d’un mètre de haut sur les grandes cases dessinées à terre. C’était déjà ainsi il y a plus de 30 ans quand j’y vivais. Rien n’a changé sinon qu’il y a beaucoup de personnes de toutes nationalités qui parlent dans des langues que je ne connais pas.

Le parc des Bastions est un parc d’une surface de 64 968 m² situé au centre de Genève.

Situé au pied de la cité, sous la promenade de la Treille, le parc est d’abord connu sous le nom de « Belle Promenade » et occupe l’emplacement compris entre les fortifications du XVIe siècle et celles du XVIIe siècle. Encadré par les bastions Bourgeois et Yvoi, on y accède du côté de la porte de Neuve.

Avec l’occupation française, la promenade abrite durant un temps des écuries construites à l’intention de la cavalerie des troupes de la garnison française. En pleine période de disette, le terrain est défriché et planté de pommes de terre. (…)

Toute l’année on y vient aussi pour jouer aux échecs car des échiquiers et un jeu du moulin géants sont à disposition des passants. Ainsi que deux tables de ping-pong et une balançoire de cordes à nœuds. Source

La montée au Salève

Le Salève vu de Veyrier

Le Salève vu de Veyrier

J’ai attendu que la météo annonce une belle journée – plus que les autres parce qu’elles sont toutes belles ces temps-ci ! – pour avoir une belle vue du haut du Salève, une des « montagnes » qui entoure Genève. C’est une montagne des Préalpes située dans le département de la Haute-Savoie (France). On l’appelle aussi le « balcon de Genève ».

J’ai donc pris le tram ce matin puis le bus jusqu’à un village frontalier, Veyrier. J’ai ensuite marché dix minutes jusqu’au téléphérique tout en passant la douane française, le Salève étant sur territoire français.

Une montée de cinq minutes en téléphérique et me voici à plus de 1000 mètres d’altitude. Une autre montée à pied dans la forêt pendant 20 minutes et me voici à l’observatoire, à plus de 1250 m d’altitude. La vue est magnifique quoiqu’encore un peu brumeuse. Le soleil est chaud et je suis en t-shirt.

D’un côté du Salève, le canton de Genève avec le lac Léman. De l’autre, les Préalpes et les Alpes avec le Mont-Blanc enneigé et ensoleillé. La vue est de toute beauté malgré le léger voile de brume permanent.

La solitude appréciée

Je me régale d’horizon, d’espace, de beauté, de soleil. Je respire… Je suis tellement heureuse d’être en hauteur et de pouvoir voir loin, d’être loin de tout ce brouhaha, aussi. On est hors saison mais il y a quand même pas mal de gens qui viennent se balader sur le Salève. Je fuis…

Je réalise que je trouve infiniment plus difficile d’être seule au milieu de gens que d’être seule dans la nature avec juste mon moi-même pour me tenir compagnie. Car je suis seule, sans conjoint, sans enfants, les amis travaillent. Cette solitude dans la nature me ravit et me ressource. Bien sûr, je serais heureuse d’avoir un(e) ami(e) ou un conjoint avec qui partager ces beaux moments mais savourer l’espace et la lumière tout en regardant loin vers l’horizon me réjouit de toute façon !

Je vous laisse avec des photos. A bientôt !

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2 Comments:

  1. Bonjour Dominique! Quel récit intéressant. Je suis ravis de voir votre émerveillement devant l’immensité de variétés dans la nature et votre joie d’y faire de la contemplation. J’ai décidé moi-même il y a deux ans de me promener au sommet des trois monts du Mont-Royal à Montréal et je ne regrette pas. J’y rencontre un tas de créatures animales et végétales. J’établi même un dialogue avec eux. J’y fais de la photographie, j’observe les oiseaux avec des binoculaires .J’y vais chaque fois que je veux trouver des solutions à un problème et pour refaire la paix à l’intérieur de moi ou pour tout simplement vivre spontanément des contacts avec cette nature et m’émouvoir de tant de beauté.

    Au plaisir de vous lire encore.
    PS : je ne vois toujours pas les photos dans le diapo.

    • Bonjour Guy,
      merci pour vos bons mots. Que la nature fait du bien !
      Les diaporamas fonctionnent bien maintenant. Est-ce que votre navigateur n’accepte pas Java ? J’espère que tout cela se règlera bien vite.
      Au plaisir et merci d’être là !
      Amicalement, DO

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