La forêt tropicale de Kanneliya

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Départ en vieux bus de ville nolisé à 5h30 ce matin pour l’intérieur des terres, dans la jungle, pour aller voir les chutes d’eau dans la forêt tropicale de Kanneliya avec un groupe de jeunes moniteurs de 14 à 16 ans de la Dhamma School, l’école du dimanche au temple bouddhiste où je médite.

J’ai le grand privilège d’avoir été invitée à participer à cette journée. Je ne comprends pas un mot de tout ce qui se dit mais ce n’est pas important. Je savoure intensément ces moments magiques dans un autre monde…

On fait environ trois heures de route dans les terres, à travers rizières et plantations de thé et grands palmiers avant de s’enfoncer dans la jungle.

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Les rizières avec les palmiers en arrière

Une fois arrivés au parc de Kanneliya, tout le monde s’installe par terre dans le parking pour déjeuner. Il est 8h30 du matin. Pain blanc avec un mélange d’oignons, épices et cardamone fait office de repas, accompagné d’un thé noir non sucré.

Après le déjeuner, tout le monde se met à la tâche pour préparer le dîner. La bonbonne de gaz est sortie avec le brûleur, deux feux de bois sont installés et trois casseroles mijotent bientôt : dal de lentilles, boules de soja et légumes au lait de coco fait sur place par des ados expérimentées. De la noix de coco brute, elles ont extrait la pulpe en la grattant sur un couteau rond fixe. Elles ont ensuite ajouté de l’eau et on bien malaxé le tout avant de filtrer l’eau.

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La balade dans la jungle

Une fois la préparation du diner terminé, on range tout dans le bus et on part à l’aventure dans la forêt de Kanneliya. Kusala le moine m’avait dit de prendre des souliers de marche. Grand bien m’en fasse car tout le groupe était en tongs et se sont retrouvés avec… des sangsues aux pieds et aux jambes ! Tout le long du chemin, on a entendu des cris de filles affolées de voir une petite bestiole accrochée à leur pied. C’était alors souvent un jeune homme qui s’occupait de décoller la bestiole indésirable.

Minuscules quand affamées, les sangsues sautent sans qu’on sache comment, s’accrochent, font un petit trou dans notre peau et sucent notre sang. On ne sent absolument rien. A tel point que j’en ai trouvée une sur mon mollet bien longtemps après avoir enlevé mes gros souliers pour aller me tremper les pieds dans la rivière. Une pichenotte et elle s’est décollée, déjà bien gavée de mon sang. Elles ne transmettent pas de maladie mais seulement un anticoagulant qui fait que la plaie, aussi minuscule soit-elle, peut saigner longtemps.

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Tout le groupe portait des tongs… sauf moi !

Un bon 2h de marche aller retour dans une chaleur humide à pas loin de 100%. Je ne sais plus si je sue, si c’est la pluie – de temps en temps – ou si c’est l’humidité mais une chose est sûre : je suis « trempe à lavette », comme on dit au Québec mais, à 30oC, on n’a pas froid…

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Les plantations de thé et les palmiers avant d’arriver à Kanneliya. Le caméléon et la passerelle pour aller aux chutes à Kanneliya

C’est vraiment une balade dans la jungle. Il fait chaud et humide. La forêt est dense et tellement variée. Le guide nous montre quelques arbres et quelques animaux dont un petit serpent vert, un caméléon, des oiseaux… La forêt tropicale regorge de 1001 surprises.

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Le 1000-pattes

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Un bébé serpent (non venimeux)

Nous arrivons aux chutes. La passerelle est branlante et glissante mais personne n’en fait de cas. Une fois en bas, tout le monde enlève ses tongs pour se retrouver à pieds nus, «les meilleurs souliers qui soient», de dire Kusala.

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En revenant de cette ballade, tout le groupe va se baigner dans la rivière, à deux endroits différents. Les filles d’un côté, les gars de l’autre. Les moines avec les gars. Je reste avec les filles mais ne me baigne pas. Je n’avais pas été avertie de cette activité et, de toute façon, mon maillot de bain occidental n’aurait pas fait l’affaire :

Les filles se sont changées dans une petite cabane et je me demandais quel allait leur maillot de bain quand je les ai vues sortir une à une avec un t-shirt à manches courtes et un bermuda, souvent en bas du genou. C’est la règle au Sri Lanka : les femmes se baignent… habillées !

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Après la baignade, tous s’habillent de blanc, au moins en haut, et nous allons diner. J’en déduis – car Kusala ne m’a rien dit du programme de la journée à part qu’on allait voir des chutes d’eau -, qu’on va aller dans un temple ensuite – on doit toujours mettre du blanc pour entrer dans un temple bouddhiste – mais je ne sais pas où. Suspense…

La suite au prochain article !

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2 Comments:

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