Dambulla, le temple d’or

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Le Bouddha d’or juché en haut du musée bouddhiste

Partie pour quelques jours dans le centre-nord du Sri Lanka, j’ai fait 1h45 de train entre Balapitiya et Colombo puis j’ai pris un bus pour Kurunegala et Dambulla, la cité du Bouddha d’or, soit 4h15 de voyage dans un bus local, avec les «locaux» et un chauffeur-cowboy-kamikaze, comme la plupart des chauffeurs d’autobus sont en Asie ! Vous en avez un petit aperçu dans cette vidéo 😉

Mon doigt s’était arrêté sur cette ville quand je me demandais où aller faire un tour ces quelques jours alors que je fouinais sur la carte. Le Bouddha d’or, m’étais-je dit, je dois le voir, mais c’est surtout ce qui se cache derrière, en haut dans la montagne, dans des grottes, qui est intéressant : ce sont des cavernes remplies de statues de Bouddha dont les parois ont toutes été peintes au XIIIe siècle.

Le temple d’Or de Dambulla est un site bouddhiste du Sri Lanka, situé à Dambulla, au nord de Kandy dans le district de Matale, à quelque vingt kilomètres au sud-ouest de Sigirîya.

La ville de Dambulla est construite autour d’un large rocher de granit qui renferme un important complexe de grottes, le Raja Maha Vihara, datant du Ier siècle. Il s’agit du plus important et du mieux préservé des complexes de grottes du Sri Lanka.

Le site consiste en quelque quatre-vingts grottes, cinq sanctuaires, quatre monastères principaux. Il comporte 157 statues, 153 images du Bouddha, 3 images royales et 4 images de divinités. Les peintures murales, recouvrant 2 100 mètres carrés, représentent, entre autres la tentation de Bouddha par le démon Māra et son premier sermon. On y trouve aussi des statues des divinités hindoues Vishnou et Saman.

L’origine de l’implantation à Dambulla est la fuite du râja Vattagamani Abhaya, détrôné de Anurâdhapura en 104 av. J.-C. par des Tamouls et qui trouve refuge à Dambulla. Wikipedia

lotus1_redimensionnerDe retour sur son trône, le roi transforma les grottes en des temples rupestres richement décorés dont il fit don à la communauté bouddhiste. Cet ensemble fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1991.

Ces grottes sont creusées dans un rocher de granit à 160 m de haut. Dans la montée, on achète un bouquet de fleurs pour faire une offrande à Bouddha, si on veut. 100 roupies (1 $CA).

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Première étape : acheter son billet à la billetterie, à gauche du bâtiment principal, 1500 roupies = 15 $CA ou 10 € environ. Si on ne l’achète pas là et qu’on monte, on va devoir redescendre le chercher !

C’est une bonne petite marche en pente pour y arriver, entre escaliers et dos de rochers, en croisant les singes – des macaques ou singes rouges à cause de la couleur de leur visage – qui aiment particulièrement voler tout ce qu’ils peuvent. Attention à ce que vous tenez dans les mains et à ce qui dépasse de votre sac ou votre poche ! Ils m’ont pris mon bouquet de lotus blancs pour les manger… car ils n’aiment pas les roses, m’a dit une vendeuse plus tard ! Pour en voir en vidéo, c’est par ici.

En montant, on découvre une vue magnifique sur la région :

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L’arrivée en haut du chemin et le bâtiment d’entrée des grottes

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Une fois passé l’entrée du site, et notre ticket validé, on découvre cette cour avec
un grand bâtiment qui est en fait un long couloir d’où on entre dans les grottes.

Les cinq grottes

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Statues et peintures sur les murs décorent les grottes de Dambulla

Première salle (Dev Raja Viharaya – Temple du Roi des dieux). Elle doit son nom au dieu Vishnou dont on trouve une statue à l’intérieur. On y trouve un superbe bouddha couché de 14 m de long, et d’autres représentés assis.

Deuxième salle (Maha Raja Viharaya – Temple du Grand Roi). C’est la plus vaste. Deux statues de rois sont disposées à l’intérieur, ainsi qu’un bouddha et plusieurs divinités hindoues. Les parois sont entièrement recouvertes de fresques historiées représentant la vie de Bouddha et la diffusion du bouddhisme sur l’île.

Troisième salle (Maha Alut Viharaya – Nouveau Grand Temple). Il s’agit de la plus récente. On y trouve toute une collection de bouddhas taillés à même la roche de la salle dont l’entrée est gardée par la statue d’un des derniers rois de Ceylan.

Quatrième salle (Pascima Viharaya – Temple de l’Ouest). On peut y contempler une cinquantaine de statues de Bouddha. Munissez-vous d’une lampe pour admirer le plafond intégralement recouvert de peintures.

Cinquième salle (Devana Alut Viharaya – Second Nouveau Temple). Là aussi, un bouddha couché est entouré de Vishnou et de Skanda. Source

Autour du Bouddha d’or

Quand on entre sur le site, une fois les barrières passées, on a la pagode d’or à gauche, un bâtiment monastique en face et le bâtiment avec le Bouddha d’or un peu plus loin.

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La pagode d’or le soir de pleine lune

J’ai passé Noël à Dambulla et, le 24 décembre 2015, c’était aussi la pleine lune. Chaque mois, à la pleine lune, une cérémonie bouddhiste a lieu, la «poya» qui est aussi un jour férié mensuel. Chaque «poya» a une signification particulière et certaines sont plus importantes que d’autres*.

IMG_20151225_072958_redimensionner

IMG_20151225_073340_redimensionnerLe Bouddha d’or a été construit en 2001 grâce à des bienfaiteurs japonais. A droite, quand on entre dans l’enceinte du temple, un immense bâtiment surplombe un bâtiment monastique. C’est le siège d’une radio srilankaise, Rangiri Sri Lanka Media Network. Hétéroclite 😉

Quand on est devant le bâtiment principal sur lequel trône le Bouddha d’or, on voit, à sa droite, une allée de statues de moines qui montent vers le Bouddha le long de la paroi rocheuse.

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De chaque côté du Bouddha d’or, un escalier qui monte. On enlève ses chaussures avant d’arriver en haut comme quand on entre dans un temple et on peut aller se recueillir sur la place devant la grande statue imposante.

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L’éléphant et un des deux escaliers qui montent au Bouddha d’or

A propos de Dambulla

Je suis arrivée en bus et suis descendue à l’arrêt principal, sur la rue principale qui est aussi la principale rue commerciale de Dambulla. Elle va du centre-ville au temple d’or, soit environ 2 km.

J’avais réservé une chambre dans la plus vieille guest-house de la ville, vieille de 400 ans, située juste juste en face du temple d’or mais en retrait et donc tranquille. J’ai pu donc apprécier toute l’animation dans le jour mais aussi le soir, avec toutes les échoppes allumées vendant des pacotilles Made in China, des fruits, des sucreries et autres grignotines.

A part le temple d’or, rien de bien intéressant à faire à Dambulla et je n’ai pas trouvé l’énergie très agréable. Je ne saurais dire pourquoi, un feeling, même si les gens étaient gentils, comme partout depuis que je suis au Sri Lanka d’ailleurs. La philosophie bouddhiste de faire toujours de son mieux dans le plus grand respect amène à une société que j’apprécie vraiment beaucoup. J’ai plutôt l’impression que Dambulla est une ville qui tourne autour des visiteurs du temple et c’est à peu près tout.

J’ai quand même été visiter le musée des peintures rupestres du Sri Lanka, 200 mètres plus loin que le temple, à gauche quand on est devant. Pas évident à trouver, c’est un grand bâtiment blanc en retrait, après la maison jaune des moines.

Il y a tellement de monde qui y va qu’ils allument les lumières quand on arrive et les éteignent au fur et à mesure qu’on passe d’une salle à l’autre. Visite privée, donc ;-). C’est dommage car c’est un musée qui vaut quand même la peine d’être visité pour découvrir d’autres sites, les types de peintures, etc.

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Copie de peinture rupestre

Dambulla sert à rayonner dans la région, en fait, m’a dit ma logeuse, pour aller notamment à Sigiriya et Polonnaruwa, les deux autres endroits historiques que tout le monde visite et qui forment, avec Dambulla, un triangle reconnu pour son histoire et ses sites archéologiques.

C’est donc là que je vous emmène…

 

 

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